Je teste le jeûne hebdomadaire

Tester le jeûne ? Mais que se passe-t-il donc ? Elle nous fait sa crise de la quarantaine ? Son école de naturopathie, ce serait pas une secte des fois ? Bon, pour la crise de la quarantaine, peut-être, mais j’ai déjà fait un gros craquage en me lançant dans ma reconversion professionnelle.

Ce qui me taraude plus en ce moment, c’est l’état de mes intestins. Le ventre gonflé en permanence, vous connaissez ? Je digère de moins en moins bien le gluten, sans pour autant être intolérante. Je ne suis pas au top, et les intestins, c’est notre deuxième cerveau, alors je veux en prendre soin. J’ai une deuxième problématique : je ne sais pas vraiment gérer ma satiété. J’ai peur d’avoir faim, alors j’ai tendance à manger même quand je n’en ressens plus l’envie, pour éviter d’avoir faim plus tard. Travailler sur la restriction me paraît une bonne idée pour atténuer cette peur.

assiette jeûne

Le jeûne dans notre histoire

L’idée du jeûne n’est pas si nouvelle, ni incongrue. Ce n’est que récemment, avec l’apparition d’une culture intensive et de moyens de conservation ultra-performants que l’homme a commencé à vivre dans une abondance permanente de nourriture.

Si l’on remonte à nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, il suffisait que l’équipe de chasse rentre bredouille, et que l’équipe de cueillette n’ait trouvé que des feuilles pour que tout le monde se retrouve à patienter. Et ça pouvait durer plusieurs jours. Plus tard, avec l’invention de l’agriculture et de l’élevage, on avait de quoi manger plus, et plus régulièrement. Mais une bonne sécheresse ou des inondations remettaient régulièrement les compteurs à zéro. De plus les apports variaient grandement avec les saisons, la fin de l’hiver signifiant la fin des réserves et l’absence de légumes et de fruits. Aujourd’hui, avec nos surgelés et les tomates qui poussent sans soleil, on ne s’en rend pas compte, mais la nature avait prévu qu’on soit capable de se priver.

Pourquoi se priver ?

Alors, effectivement, puisque nous sommes dans une ère bénie où nous pouvons manger à notre faim ( et même plus) tous les jours, pourquoi se priver ? En fait, ce que plusieurs études scientifiques montrent, c’est que la restriction alimentaire a des effets positifs sur la santé. Contrairement à l’idée qui voudrait qu’on s’affaiblisse en cas de manque de nourriture, notre corps est conçu pour supporter ces situations. Et mieux, il les met à profit pour faire du nettoyage en profondeur et se renouveler. Vous trouverez sur cette page les liens vers des études montrant les bénéfices du jeûne intermittent, c’est-à-dire le fait de se restreindre régulièrement sur une courte période. En résumé, ça permet :

  • une régénération cellulaire plus intense
  • une limitation du stress oxydatif, un phénomène qui fait vieillir les organes
  • une diminution de l’inflammation
  • une perte de gras sur le long terme.

Le jeûne hebdomadaire

Il y a plusieurs façons de répartir cette restriction. On parle beaucoup en ce moment du jeûne 16/8, qui consiste à concentrer ses repas sur 8h pour laisser l’appareil digestif au repos le reste du temps. Dans cette formule, on prend son repas du soir vers 20h, et plus rien jusqu’au lendemain 12h, ce qui fait une pause de 16h. Attention, il faut bien sûr manger à sa faim pendant la période allant de 12h à 20h, mais pas non plus se goinfrer comme un ogre sous prétexte qu’il faut tenir !

Une autre façon est de faire 2 jours par semaine à apports très réduits. On se limite à 250 calories par jour, ce qui équivaut à 2 œufs durs et une salade verte.

Le jeûne hebdomadaire consiste à supprimer les apports pendant 24h. Par exemple, on prend son petit déjeuner à 7h, puis plus rien jusqu’au lendemain 7h.

Dans tous les cas, il faut boire beaucoup pour compenser l’eau qui est habituellement apportée par l’alimentation. Et les tisanes non sucrées sont autorisées.

Pour ma part, c’est impensable de me priver de petit déjeuner tous les jours, c’est vraiment mon repas fétiche. J’aurais pu aussi tester les 2 jours très restreints, mais je trouve ça difficile de se priver quand on prépare des bons petits plats pour tout le monde. Alors j’ai choisi la formule 24h par semaine. Le jeudi, je prends mon petit déjeuner, puis plus rien jusqu’au lendemain matin.

Les bonus pour moi

Je vois deux autres avantages à tester cette méthode :

  • D’abord, ça me fera gagner du temps sur une journée : pas de cuisine, ni de temps de repas. Je prendrai mes pauses autrement, assise devant une tisane bien chaude.
  • Et ça fera quelques économies !

J’espère aussi gagner en énergie, parce que je suis sujette à la fatigue postprandiale (comprendre que je pique du nez après le repas). Ça ne serait pas mal si je pouvais profiter de cette journée sans manger pour être en forme du matin au soir.

Alors, qu’en pensez-vous ? Et vous, quelle formule vous paraît la plus abordable ?

 

 

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2 commentaires sur “Je teste le jeûne hebdomadaire”

    1. Bonjour Caroline,
      [pardon pour le délai de réponse, un peu de remue-ménage familial !]
      je ne dirai pas qu’il y a une pratique plus avantageuse que l’autre, elles ont toutes les deux leurs bénéfices. La cure détox va stimuler spécifiquement tes émonctoires, donc tu vas avoir un nettoyage à ce niveau-là, les organes en question vont être déchargés. Le jeûne intermittent ne va pas jouer en particulier sur les émonctoires, les cellules en général vont en profiter. Il faut d’ailleurs noter que pendant un jeûne les intestins se mettent au repos, si tu veux les nettoyer il faudra faire une action de type tisane purgative ou lavement. Alors que pendant une détox, ils vont eux-même se nettoyer.
      Donc les deux sont utiles, par contre une détox une fois par mois me paraît beaucoup, en général on recommande plutôt de le faire 2 fois par an, pour ne pas trop fatiguer les organes.
      J’espère que j’ai répondu à ta question, et je vais aller voir ton site, j’adore le DIY 😉

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