Jeûne hebdomadaire : bilan après un mois

Il y a un peu plus d’un mois, je commençais à tester une forme de jeûne intermittent : le jeûne hebdomadaire. Je vais donc un petit peu vous raconter comment ça s’est passé, les résultats et ce que j’en pense.

Bilan après ce premier pas de jeûne hebdomadaire

 

Comment s’est passé ce mois avec le jeûne hebdomadaire

Tout d’abord, je vous rappelle ce que j’ai mis en place. Mon idée était de tester les effets d’un jeûne intermittent, c’est-à-dire court et régulier, sur moi. J’ai choisi la forme d’un jeûne 24 heures par semaine parce qu’elle s’adaptait bien à mon mode de vie actuel. Donc, je suis partie sur un jeûne qui commence le jeudi matin après le petit déjeuner et se termine avec le petit déjeuner du vendredi matin.

Alors, j’ai bien respecté mon protocole, à part un écart. Le jeudi de la première semaine des vacances, seule avec les garçons. Mes petits chéris sont très mignons, mais ils demandent une énergie pas possible. J’étais en hypoglycémie à 13h, et j’ai décidé qu’il valait mieux manger quelque chose et survivre ! Pour les autres jeudis, ça s’est passé comme prévu, avec eau et tisanes ou chicorée instantanée.

Ce que j’ai trouvé difficile

Il ne faut pas se mentir, je n’ai pas trop l’habitude d’une restriction alimentaire totale. C’est même plutôt l’inverse, je suis une adepte des 3 repas par jour plus une collation en fin de matinée et une autre en fin d’après-midi. Et il ne s’agit pas seulement de la faim. C’est ce qui rythme ma journée, ça donne l’occasion de faire des pauses. Alors ça manque ces moments de coupure dans la journée.

Difficultés du jeûne hebdomadaire

La faim commençait à vraiment se faire sentir à partir de 13h. Mais ce n’est pas quelque chose qui s’installe et reste. La sensation arrive, mais je fais autre chose et finalement elle s’en va. Je prenais aussi de l’eau pour atténuer la faim.

Là où les choses se compliquent vraiment, c’est quand je dois faire la cuisine pour le reste de la famille le soir. Surtout que je ne vais pas les priver sous prétexte que moi je ne mange pas. Donc je leur prépare de bons petits plats, qui sentent bon, et là mon estomac il râle vraiment.

J’ai aussi eu les premières fois des maux de tête et une grosse fatigue en début de soirée. J’allais me coucher à 22h, complètement vidée, et j’avais du mal à supporter le bruit des enfants. J’ai réussi à résoudre ce problème là en buvant plus dans la journée. En effet, quand on ne mange, il manque l’eau apportée habituellement par les aliments, et il faut penser à boire plus pour compenser. Une fois que j’ai réglé ce problème, ces effets secondaires ont disparu.

Ce que j’ai apprécié

Aspects positifs du jeûne hebdomadaire

Il n’y a pas que des choses désagréables dans cette expérience de jeûne hebdomadaire. D’abord parce qu’on gagne réellement du temps, vu qu’il n’y a pas de cuisine à faire et de table à mettre, etc. Pour moi qui suis toujours en train de faire mille choses à la fois, c’est bien d’avoir cette journée où je sais que je peux en faire un peu plus.

Évidemment, pas besoin non plus d’une petite sieste après le repas, l’énergie est stable, toute la journée (sauf dans le cas de la déshydratation comme je l’explique avant).

D’autre part, j’ai été surprise de ne pas faire d’hypoglycémie. Mais c’est un fait, j’ai ressenti de la faim, mais aucun malaise, aucun vertige. Pour moi qui ait une tendance à l’hypoglycémie et à l’hypotension, c’est nouveau, et plutôt sympa. L’expérience était du coup plus facile à mener.

Et là où j’ai vraiment été bluffée, c’est que je me réveillais le vendredi matin sans être affamée comme je le suis quand je mange le soir. D’accord, j’étais contente de pouvoir prendre un petit déjeuner, mais sincèrement, je n’étais pas en situation d’urgence.

Quels ont été les effets de ce jeûne hebdomadaire

Comme je l’expliquais dans mon article précédent, j’avais deux objectifs particuliers en menant cette expérimentation :

  • soulager mes intestins qui ont tendance à s’enflammer en ce moment
  • réguler mon appétit car je ne sais pas vraiment m’arrêter.

Je n’ai pas vraiment constaté d’effet sur mes intestins au cours de ce mois. Il y a un jeudi où je me suis levée plus tard que d’habitude et j’ai donc zappé le petit déjeuner. Le lendemain, mon ventre avait bien dégonflé. Mais ça veut dire qu’il faut un jeûne de plus de 24h pour que les intestins se calment, et que cela soit visible. La tolérance au gluten est toujours moyenne, donc je limite ma consommation. Mon hypothèse est qu’il faut une période assez longue pour obtenir des effets sur le système digestif en ne le mettant au repos que 24 heures par semaine.

L’effet sur l’appétit est par contre intéressant. Non seulement je n’étais pas morte de faim le vendredi matin, mais j’étais rapidement rassasiée. Et les autres repas  de la journée aussi ! J’arrive à être à l’écoute de mon corps et à m’arrêter quand je n’ai plus faim. Il y a un effet physique, mais aussi psychologique intéressant Je me sens libérée d’une partie des “obligations” que j’avais par rapport à la nourriture, comme celle de manger parce qu’il est l’heure, ou de finir son assiette parce qu’il le faut. Il y a encore du boulot de ce côté-là, mais je suis déjà très contente de voir ses progrès.

Effet bonus

Un effet de bord auquel je ne m’attendais pas, est la perte de poids. La restriction est minime quand on jeûne une fois par semaine, et normalement la perte de masse grasse se fait sur le long terme. Mais les faits sont là, en un mois j’ai perdu un peu plus de 2kg. Comme j’ai une balance à impédancemètre, j’ai pu vérifier qu’il s’agissait de masse grasse et pas de masse musculaire ou d’eau, et en particulier de masse grasse viscérale. C’est une bonne nouvelle puisque la masse grasse viscérale est celle qui est la plus problématique pour la santé. Et celle qui a tendance à s’installer quand on prend de l’âge !

Mes conclusions sur le jeûne hebdomadaire au bout d’un mois

Je suis contente de cette expérimentation. J’ai pu voir ses limites, le fait que j’ai du mal à jeûner quand je m’occupe des enfants. Mais je peux aussi constater ses bienfaits, qui ne sont pas forcément ceux attendus. Aujourd’hui j’ai l’intention de continuer et d’en faire une hygiène de vie. Je vais tout de même surveiller que la perte de poids se stabilise parce que je ne suis pas en surpoids et que je tiens à garder mon équilibre. Je ferai un autre bilan dans 3 mois, une durée qui sera sans doute plus intéressante.

Je tiens à préciser que mes propos relèvent du récit, et pas du conseil. Si je devais donner un conseil, ce serait de lire et  apprendre, toujours et encore !

Et j’attends vos questions ou vos commentaires sur mon “aventure” !

 

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1 commentaire sur “Jeûne hebdomadaire : bilan après un mois”

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