Mon enfant a de la fièvre…

J’avais prévu de faire un article bilan à propos de mon défi de cet hiver. Mais me voilà, assise à côté de mon petit garçon (numéro 3 pour ne pas le nommer) que j’ai dû récupérer à l’école. Il a de la fièvre depuis hier, et pas qu’un peu. Hier soir, au moment du coucher, il avait 39,2°C, et je lui ai donné du paracétamol pour qu’il passe une nuit tranquille. J’avoue, c’est aussi pour me tranquilliser moi, car à cette température, je n’aurais pas dormi sereine.

mon enfant a de la fièvre

Ce matin, il s’est levé avec une température normale et son entrain habituel de petit garçon. Alors son Papa l’a amené à l’école et moi j’ai révisé mes cours de nutrition. Puis l’école a appelé vers 10h30 pour dire que mon loulou se plaignait d’avoir mal à la tête et avait une température de 38°C. Je l’ai bien évidemment ramené à la maison, où il s’est installé sur le canapé, et s’est vite endormi.

Jusque là, je gère. Je prépare un repas végétal, avec des endives en entrée parce qu’il raffole des endives (oui, oui, mon fils adore les endives et les préfère à une soupe potimarron/châtaignes!). Mais il n’arrive pas à sortir de sa léthargie. Et quand je prends sa température, le thermomètre affiche de nouveau 39,2 ! Et là, le dilemme s’installe en moi : dois-je faire baisser la fièvre ?

A quoi sert la fièvre ?

On voit souvent la fièvre comme une conséquence de la maladie, hors elle a un rôle important. La fièvre fait partie de la première ligne de défense immunitaire. C’est-à-dire qu’elle intervient au tout début, quand le corps se sent attaqué mais qu’il ne reconnaît pas l’agresseur. Alors, comme la plupart des organismes sont comme nous, et nécessite un environnement pas trop hostile pour survivre, notre corps modifie les conditions. En augmentant la température de quelques degrés, il essaie de neutraliser les ennemis. Et ça marche souvent, soit en tuant directement les bactéries ou virus, soit en empêchant leur reproduction.

Alors si c’est un acteur du système immunitaire, pourquoi vouloir l’empêcher de faire son boulot ?

Les dangers de la fièvre

Un des problèmes avec la fièvre, c’est qu’elle rend l’environnement hostile, mais pas que pour les intrus. Les cellules de notre corps aussi ont besoin d’une température limitée à un certain cadre pour rester en vie. Quand l’organisme chauffe trop, les cellules se mettent à dysfonctionner, et à partir d’une certaine limite peuvent littéralement griller. Les premières cellules qui souffrent de cette hausse de température sont celles du cerveau. Nos neurones sont très sensibles aux bouleversements de chaleur, et quand ils se mettent à disjoncter, cela donne des crises de convulsion. Les enfants ont en général une force vitale importante, et la fièvre monte rapidement, et haut, plus que chez les adultes. C’est pourquoi ce phénomène est plus fréquent chez les enfants.

La température maximale que peut supporter le corps humain sans dommage est 42°C, au-delà c’est le coma avec des dommages possiblement irréversibles et ensuite la mort.

D’autre part, la chaleur fait transpirer, et donc perdre de l’eau. Chez les enfants, qui n’ont pas forcément le réflexe ni l’énergie de s’hydrater, la fièvre, même peu intense, si elle est prolongée peut causer une déshydratation.

Que faire en cas de fièvre ?

Dans le cas d’une fièvre modérée, moins de 39 °C, et sur une courte durée, moins de 2 jours, il n’est pas forcément utile de faire baisser la fièvre. Évidemment, il faut relier ça à l’ensemble du contexte et cela n’empêche surtout pas de consulter un médecin. Mais un enfant en bonne santé doit pouvoir utiliser son système immunitaire sans danger pour lui. On peut appliquer un gant imbibé d’eau fraîche (pas froide!) et éventuellement de quelques gouttes d’hydrolat de fleurs d’oranger sur le front. Ça fait un peu image d’avant-guerre, mais c’est une technique qui fonctionne pour protéger le cerveau de la chaleur et prévenir les convulsions.

Il faut aider l’enfant à s’hydrater en lui proposant souvent à boire. Et surveiller, bien entendu !

Pour une fièvre intense, comme c’est le cas de mon petit garçon, avant d’utiliser du paracétamol, on peut faire prendre un bain tiède à l’enfant. L’eau doit être aux alentours de 35°C, pour faire descendre doucement la température sans provoquer de spasmes. C’est ce que j’ai fait en fin d’après-midi, en voyant qu’il n’y avait pas d’amélioration. Un bain d’un quart d’heure a fait baisser la température d’un degré ! En fin de soirée il a complètement récupéré, et je pourrai dormir tranquille ce soir.

Et si la fièvre se prolonge ?

Dans le cas où la fièvre reste élevée pendant plus de 2 jours, il faut impérativement demander conseil à un médecin. Il s’agit de prévenir la déshydratation et les effets sur le cerveau. Cependant, ça n’est pas forcément le signe que votre petit ne s’en sort pas. Si la fièvre est peu intense, il peut très bien la supporter. Et surtout, s’il a de la fièvre, ça veut dire qu’il lutte ! Donc paradoxalement, c’est un signe de bonne santé, car il est en état de se défendre. Alors pas trop d’inquiétude, et profitez en pour le chouchouter un peu;).

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *